Bits vs. Atomes… Dématérialiser accélère la diffusion.

C’est en relisant un passage de « l’Homme numérique » de Nicholas Negroponte que j’ai retrouvé un concept également fortement présent dans l’œuvre de Chris Anderson : La distribution d’atomes est beaucoup plus complexe que celle des bits. Elle exige une très grande structure, et de surcroît fortement centralisée. Cela implique a fortiori un processus de diffusion plus lent lorsque l’on doit diffuser sur supports physiques (atomes) que sur support numérique (bits). Rajoutons à cela que la nature même du média numérique permet l’interactivité entre l’émetteur et le récepteur, or si le récepteur peut avoir autant d’activité que l’émetteur, ça veut dire qu’il peut très bien prendre son rôle. Quelles sont les mécaniques qui vont le pousser à le faire, c’est ce que nous tenterons d’étudier par la suite (on se rapprochera alors de concepts psychologiques). On retrouve dans la stratégie de communication virale de l’émetteur ces mécaniques, la première étant la solicitation faite au récepteur de devenir à son tour émetteur.

Les bits ont un pouvoir que n’ont pas les atomes, celui de se reproduire à très grande vitesse.

Ce pouvoir est cristallisé dans le bouton « partager ». Dès qu’un spectateur appuie sur le bouton « partager » il n’est plus spectateur mais à son tour diffuseur. Mais alors pourquoi il appuie sur « partager » ? Qu’est-ce qui le pousse à le faire ? Il y a plusieurs réponses, je ne les ai pas toutes et je tenterais de les proposer dans mes prochains posts. En tout cas il y a une chose que l’on peut déjà observer : quand un premier émetteur veut que son message se propage, il le demande directement à ses spectateurs. C’est pour ça que les dernières secondes de pas mal de vidéos sur Youtube sont réservées pour cette demande de partage. Et d’ailleurs, dans la forme même de l’injonction de partager on retrouve souvent quelque chose comme « Si tu as aimé cette vidéo alors partage la ». Si [sentiment ressenti] alors [action de diffusion]. En programmation informatique ça s’appelle une condition. C’est une des logiques machiniques qui déteint sur le comportement humain.

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